Dimanche 24 juin 2007

Les questions sur ce sujet  m'ont été posées à plusieurs reprises.

Je publie donc un article sur ce  point important.

Il existe toute une gamme de produits dérivés notamment : les contrats futures , les warrants , les certificats et récemment les CFD's.

La caractéristique commune de tous ces produits  est de multiplier les possibilités de risque et de gain ( autrement dit l'effet de levier). Ce sont donc des produits hautement volatiles et  réservés à un public averti.


1) Les futures 

Il s'agit d'un produit dérivé ç'est-à dire d'un produit financier corrélé à un autre. Le contrat future cac40 est par exemple un dérivé de l'indice cac40. Le contrat future DAX est un dérivé de l'indice DAX ,etc ...Il existe ainsi une multitude de contrats futures sur toutes sortes de sous-jacents ( les taux d'intérêt , les matières premières comme l'or ,le pétrole , le blé, le sucre (même le jus d'orange il me semble )).

A l'origine ces contrats ont été créés pour permettre aux producteurs de se couvrir contre les variations de prix défavorables. Ainsi un producteur de blé peut garantir le prix de vente  de sa marchandise en vendant des contrats futures avant la livraison et l'acheteur garantir son prix d'achat en achetant ces même contrats avant la livraison. Chaque partie cherchant à se protéger des variations de prix en leur défaveur.

Afin d'assurer une contrepartie ces contrats futures sont dotés d'un effet de levier important attirant ainsi les spéculateurs qui font l'essentiel du volume (très peu de contrats font l'objet d'une livraison physique).

Sur le contrat cac40 dont la livraison se fait en numéraire, l'effet de levier peut ainsi aller jusqu'à 30 actuellement. C'est à dire que les variations du sous-jacent seront multipliées par 30 ( une variation de 1 % du sous-jacent amèneront une variation de 30 % du capital investi dans le contrat).

Comment est-ce possible ?
Grâce aux dépots de garantie.

Le contrat future du cac 40 vaut à la clôture de vendredi 22 juin 2007 : 59940 €  ( en prenant la clôture du Fce  ( code du contrat  cac40) à 20 heures (en réalité ç'est la clôture de 17h30 qui compte ) multipliée par 10 (Valeur du point de base ): 5994*10 = 59940 € ).

Chaque point du cac40 vaut 10 € donc quand le cac 40 monte de 10 points le future augmente sa valeur de 100 €.

Le spéculateur lui ne devra pas déposer cette somme ( 59940 € ) mais seulement un dépôt de garantie à l'ouverture de la position. Il y a deux types de dépôt de garantie demandé par les autorités de marché : le dépôt de garantie intraday ( niveau exigé en journée ) et celui  overnight ( niveau éxigé si la position est conservée pendant la nuit ).

Le dépôt de garantie overnight est plus élevé que celui  intraday car le risque est plus élevé. Aujourd'hui (juin 2007) ce dépôt de garantie est de 3780 € en overnight et de 1890 € en intraday .

Vous pouvez mesurer vous-même l'effet de levier. On vous demande seulement 1890 € pour ouvrir une position qui en vaut 59940 €. En réalité cependant ,ces seuils sont souvent relevés par les brokers.

Ce n'est pas tout , étant donné le risque , les autorités de marché vont procéder à des appels de marge. A chaque variation de l'indice en votre défaveur Il faudra créditer la position afin de respecter le niveau du dépôt de garantie exigé. A l'inverse si les cours évoluent en votre faveur vous êtes crédités de la différence.

Exemple :

Le 21 juin 2007 nous achetons un contrat à 6130 points et le conservons jusqu'au lendemain. Les autorités nous demandent un dépôt de garantie d'abord de 1890 € (ouverture de la position en intraday ) puis ensuite de 3780 € puisque la position est conservée en overnight.

En plus il faudra être en mesure de répondre à l'appel de marge ( le soir ) car le cours à évolué en notre défaveur. En effet la clôture du 21 juin s'est fixée à 6113 pts il faut donc ajouter 170 €  à la position : ( 6130 -6113 )*10 = 170 €

Nous conservons la position encore le 22 juin 2007 il faudra à nouveau être en mesure de répondre à l'appel de marge car les cours ont évolué en notre défaveur (clôture à 6036 ) dont le montant s'élève cette  fois à 770 €:  ( 6113-6036 )*10

Imaginons maintenant que la position engagé à 6130 le 21 juin 2007 n'était pas à l'achat mais en vente à découvert. Le processus est le même mais cette fois au lieu de répondre aux appels de marge nous serons crédités le premier jour de 170 € et le deuxième jour de 770 €.

Pour finir avec cet exemple et bien comprendre l'effet de levier engagé sur ce type de produit financier imaginons que nous avons clôturé la position à 6036 le vendredi à 17h30.

Pour un dépôt de garantie de 3780 €  une position à l'achat aurait donné une perte de 940 € soit  - 25 %. Cependant il faut bien comprendre que la somme réèllement engagé est de 4720 € ( 3780 +170+770) car il faut répondre aux appels de marge (si nous clôturons avant 17h30 il n'y aura pas d'appel de marge mais la perte sera bien évidemment déduite ).

A l'inverse La position à la vente à découvert aurait donné un gain de 940 € soit +25 %

(  notez qu'il ne faut pas déduire de cet exemple que la vente à découvert est préférable , le risque/gain est symétrique ,l'exemple est parfaitement réversible ).

Autres particularités des futures : les horaires de cotations sont plus larges que sur le sous-jacent : de 08h00 à 20h00. Toutefois les volumes de transaction restent concentrés sur les horaires de cotations du cac40 09h00-17h30 ).
Il existe des échéances sur les contrats futures ( date de la livraison ) Sur le contrat future cac40 il y a une échéance chaque mois. Sur d'autre contrat cette échéance est trimestrielle.

Enfin ces contrats sont attratifs car les frais de transactions et le spread (écart entre le prix proposé à l'achat et le prix proposé à la vente ) sont largement inférieurs à ceux trouvés sur les actions.
Les brokers demandent actuellement entre 2 et 6 € par contrat négocié et le spread est très souvent de 0.5 point sur le future cac40 (jamais en dessous car le pas de cotation minimal est de 0.5 point ).

La suite au prochain article.

par Tradefuture publié dans : boîte à outils
Dimanche 21 janvier 2007

La première chose recherchée par les traders lorsqu'ils commençent la bourse avec l'analyse technique est l'indicateur miracle. Celui qui permettra avec succés de repérer les retournements de tendances , leurs longueurs ... Cette utopie a contribué à créer une myriade d'indicateurs plus astucieux les uns que les autres.
Mais plus qu'un indicateur ç'est la convergence de plusieurs indicateurs qui donnera le signal d'achat de vente ou de sortie.Cela impose donc de savoir lire les indicateurs plutôt que d'en attendre le signal.
L'oeil doit s'exercer pour reconnaître les patterns récurrents.
De la même manière que cet organe ( l'oeil ) était au centre de la démarche artistique des peintres impressionistes , l'oeil doit être au centre de la démarche du trader face au marché. C'est à dire saisir l'insaisissable à l'instant T. En découvrant cela au fur et à mesure de mon expérience de trading ,j'ai considérablement réduit l'usage des indicateurs.En effet si seul l'oeil compte, je décidai qu'un graphique en chandelier japonais suffirait amplement et depuis mon oeil s'exerce chaque à jour à capter les moments clés.

Par contre j'ai toujours tenu à conserver un regard sur les indicateurs basés sur autre chose que les cours eux-même notamment la ligne des avançées-déclins mais surtout le momentum de la ligne des avançées-déclins. Ces indicateurs ont à mon sens une réelle valeur ajoutée par rapport à la courbe des cours

Il existe depuis quelques semaines un autre indicateur de la même classe. Celui édité par abcbourse : le consensus cac40. Je ne sais pas ce qu'il vaut car son historique est trop court cependant il a le mérite de ne pas s'appuyer sur les cours mais sur le sentiment des opérateurs par le biais d'un vote.

Les votants donnent le cours qu'ils anticipent le vendredi suivant ( 17h30 ) sur le cac40.

Pour ma part j'ai voté 5700 points car on sera à la fin janvier (mois traditionnellement haussier ) mais il faut garder à l'esprit que je n'ai aucune idée sur ce que vont faire les cours (je ne suis pas devin ). Il faudra s'adapter aux configurations de courbes qui se présenteront à notre oeil.

Vendredi 19 janvier 2007

L'application d'une règle simple sur les futures m'a permis de dégager une plus-value de 80 points.

Sans cette règle je ne serai pas entré en position ou alors j'aurais été stoppé et pire n'aurais pas réalisé la plus-value par la suite ( manque à gagner ).

Le marché est capricieux. Il essaiera toujours ( et il a l'avantage ) de nous mettre du côté des perdants. Ce postulat est encore plus vrai lors des changements d'échéance.
En effet la différence de points entre les différentes échéances de contrats ( ici janvier et février en ce qui nous conçerne ) pose le problème du graphique. Quel graphique adopter puisque le contrat janvier arrive à échéance à 16 heures et que je ne pourrais plus le traiter ? Si je suis en position je devrais rouler ma position sur le contrat suivant ( février ) et il en découlera une différence de points qui historiquement passera inaperçue . En regardant le graphique du FCE en continu, on ne voit pas les changements d'échéance ce qui fait que les supports et résistances seront définis par les traders avec ce qu'ils voient.

Quelle est ma règle ? 
Changer de contrat dès 8 heures du matin le jour de l'échéance et de prendre mes décisions avec le nouveau graphique obtenu car ç'est ce que verront les traders dans quelques jours ou mois en regardant dans l'historique des cours du fce. Cela oblige à des ajustements dans le positionnement des stops. C'est ce que j'ai trouvé de plus efficace pour passer les changements d'échéances.

Exemple en images avec le trade du jour:

Voici le graphique du FCE en gardant la même échéance ( janvier ) on voit nettement la cassure des 5540 pts sur le graphique alors que ç'est un niveau d'achat. Si nous n'étions pas dans un jour de roulement d'échéance ( passage du contrat janvier au contrat février ) j'aurais annulé la position.
En appliquant la règle du changement de graphique à 8 heures le résultat est tout  autre  (deuxième graphique ) : le support à 5540 pts reste inviolé et permet de prendre position ( à 5550 pts ) .

graphique 2 ( changement à 8 heures )

En ce qui conçerne la sortie le marché réalise un double creux  ce qui permet d'espèrer une sortie à 5660 pts mais la résistance des 5635 pts est très forte. Je préfère donc sortir à proximité de cette résistance. Un reverse est même possible.

Lundi 11 décembre 2006

l'immobilier montre quelques signes de fatigue en cette fin d'année.

A ce sujet on peut consulter la tendance du marché décryptée par les notaires sur le lien suivant :

http://www.immonot.com/tendMarche.do

Bonne lecture.

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